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EIA Hosts Workshop as Palm Oil Development Increases

For French translation, please see below.

Last week,EIA organized an unprecedented regional workshop for Civil Society Organizations (CSOs), local communities, and Indigenous people groups in the Congo Basin to address the emerging threat of palm oil development in the region. Nearly 40 civil society experts and community leaders from over 25 organizations gathered in Douala, Cameroon for three days of discussion, presentations, and strategic reflections on how to address harmful issues related to palm oil expansion in the region.

The majority of palm oil used globally—commonly in food products, cosmetics, and bio-fuels—is currently grown on plantations in Indonesia and Malaysia. But massive global demand, coupled with increasing land scarcity in Southeast Asia, is leading to development of palm oil plantations outside of current productions centers. The Congo Basin is the new frontier of palm oil production, with vast swaths of land covering hundreds of thousands of hectares of primary rainforest currently allocated for palm oil cultivation. Many communities and Indigenous peoples rely on the Congo Basin rainforests for food, fuel, and housing just as they have for centuries. Extreme environmental degradation, land-grabbing, and human rights abuses have plagued many existing palm oil projects and represent glaring new threats to the region.

To support communities fighting unsustainable and unjust forest destruction in the Congo Basin, EIA is now applying the lessons learned from decades of campaigning against illegal and unsustainable logging to the next big threat to the biodiversity and peoples of the region: oil palm plantation development. Several local and national NGOs have already been working to create transparency and accountability in palm oil development. EIA is supporting these efforts by bringing our expertise on illegal timber trade to the palm oil debate, including by documenting illegal activities in palm oil plantations and assisting our allies to assert their rights to their lands, territories, and resources. For example, “conversion timber,” or the timber felled to clear land for other uses, such as palm oil, is often felled without legal permits or community consent, rendering it illegal on the U.S. and EU markets, and EIA hopes to use existing legal levers to arrest massive illegal forest clearance driven by palm oil expansion.

The first step in EIA’s approach was to gather CSOs and community leaders from several countries in the Congo Basin for a three-day workshop to discuss the implications of current and future plans for palm oil development in the region, taking local and indigenous communities’ rights into full account. Participants at the workshop, civil society and indigenous peoples groups from Cameroon, the Central African Republic, the Democratic Republic of Congo, Gabon, and the Republic of Congo, agreed to a [joint position] on the expansion of oil palm in the region, including recommendations for the Congo Basin governments.

Among these recommendations, they urge governments:

1. To commit to no conversion of primary forests and high conservation value areas, as well as to limit the conversion of natural forests for oil palm plantations to the highest extent possible,

2. To increase transparency in the palm oil sector to allow effective participation of CSOs and local communities when negotiating palm oil contracts, and

3. To recognize and secure community land tenure rights, as well as to fully respect community rights to Free, Prior and Informed Consent (FPIC) when allocating lands for palm oil plantations.

With this statement, EIA and partner organizations in the region can now begin to hold governments and companies accountable with joint force. EIA will continue to work with these organizations and communities on the ground to identify and track illicit activities.

For the French translation of this blog post, please see below.

EIA organise un atelier pour renforcer les capacités de la société civile, des leaders des communautés et des peuples autochtones pour mieux appréhender les implications du développement du palmier à huile.

La semaine dernière, Environmental Investigation Agency (EIA) a organisé pour la première fois un atelier régional à l’attention des Organisations de la Société Civile (OSC), les communautés locales et les peuples autochtones dans le Bassin du Congo pour aborder la menace émergeante de l’expansion du palmier a huile dans la région. Près de 40 experts de la société civile et des leaders des communautés provenant de plus de 25 organisations se sont réunis à Douala, au Cameroun, pendant trois jours de discussions, d’exposés et de réflexions stratégiques sur les approches a adopter pour faire face aux problèmes néfastes liés à l’expansion du palmier à l'huile dans la région.

La plus grande quantité d'huile de palme utilisée dans le monde majoritairement dans les denrées alimentaires, les produits cosmétiques et les biocarburants-est actuellement cultivée dans les plantations en Indonésie et en Malaisie. Cependant, la demande mondiale massive, associée à la rareté croissante des terres en Asie du Sud-Est, entraine le développement du palmier à huile hors des centres de production traditionnels Le Bassin du Congo, est la nouvelle frontière de la production du palmier à huile, avec de vastes étendues de terres qui couvrent des centaines de milliers d'hectares de forêt tropicale primaire déjà alloues a la culture du palmier à huile. Beaucoup de communautés et de peuples autochtones dépendent des forêts tropicales du Bassin du Congo pour la nourriture, l’énergie et le logement, comme c’est le cas depuis des siècles. L’extrême dégradation de l'environnement, l'accaparement des terres, et la violation des droits humains ont été répertoriés dans de nombreux projets existants de plantations de palmier à huile et cela représente autant de menaces importantes éminentes qui pèsent sur la région.

Afin de soutenir les efforts en cours pour contrecarrer la destruction non durable et injuste des forêts dans le bassin du Congo, EIA est en train d’appliquer les leçons apprises depuis des décennies de campagne contre l’exploitation illégale et non durable à ce qui est actuellement la prochaine grande menace pour la biodiversité et les peuples de la région. Plusieurs autres ONG locales et nationales ont mené des travaux pour la transparence et la redevabilité dans le développement du palmier à huile, et EIA se joint a cet effort en apportant notre expertise du commerce illégal de bois dans le débat sur le palmier à huile avec la documentation des activités illégales dans les plantations de palmier a huile et l’assistance de nos allies a défendre leur droits aux terres, territoires et ressources. Par exemple, le «bois de conversion», ou le bois abattu lors du défrichage des terres pour d'autres usages, comme le palmier à huile, est souvent abattu sans permis légal ou consentement des communautés. Ceci le rend illégal sur les marchés américains et européens, et EIA espère s’appuyer sur les leviers juridiques existants afin de stopper la déforestation massive illégale occasionnée par l'expansion du palme à huile.

La première étape de l'approche d'EIA consistait à réunir les OSC et les leaders des communautés de plusieurs pays du Bassin du Congo pendant un atelier de trois jours afin de discuter des répercussions des plans actuels et futurs du développement du palmier à huile dans la région, et des outils actuels susceptibles d’assurer que ce développement se fasse de façon légale, en prenant pleinement en compte les droits des communautés locales et autochtones. Les participants de l’atelier c’est-à-dire la société civile, les communautés locales et les peuples autochtones du Cameroun, du Gabon, de la République Centrafricaine, de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo, ont adopté une position commune sur le développement du palmier a huile qui inclut des recommandations aux gouvernements des États du Bassin du Congo

Parmi ces recommandations, ils appellent les États à:

  1. S’engager à la non conversion des forêts primaires et des zones à haute valeur de conservation, et à la limitation de la conversion des forêts naturelles pour les plantations de palmiers à huile dans toute la mesure du possible,

  2. Améliorer la transparence dans le secteur du palmier à huile afin de permettre la participation effective de la société civile et des communautés locales lors de la négociation des contrats de palmier à huile,

  3. Reconnaître, sécuriser les droits fonciers des communautés, et respecter pleinement les droits des communautés au Consentement, Libre, Informé et Préalable (CLIP) lors de l'attribution des terres pour les plantations de palmier à huile.

Avec cette note de position, l'EIA et les organisations partenaires de la région peuvent désormais de façon conjointe demander des comptes aux gouvernements et aux entreprises. EIA continuera à collaborer avec ces organisations et les communautés sur le terrain afin d’identifier et assurer les activités illicites.

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